Sous le voile hermine de la nuit,
la vie s'use, s'ereinte, incomprise,
ses secrets lovés dans le creux des étoiles,
chacun une énigme, un battement d'ailes soudain.
L'amour, une flame sans chaleur,
une flamme dansante, insaisissable,
s’embrase dans mon cœur, s'étteint dans mes rêves.
En maîtresse sombre, silhouette éthérée,
caresse mon âme de ses doigts glacés,
emprisonnant le désir dans son etreinte muette.
Elle est se fait l’écho de chacun de mes cris,
le reflet des ténèbres où s'égarent mes humeurs.
Dans l'agonie, le souffle devient pesant,
le poids du monde s'invite dans chaque pas,
et le chagrin, une bruine sur des visages fermés,
ruisselle dans l’ombre, sans fin ni répit.
Mais dans l’abîme de mes chagrins,
une éteincelle vacille, l'espoir renaît,
souvenir de jours heureux, d’une rédemption,
telle une étoile filante enflammant la nuit.
Et elle, la nuit,éternelle complice silencieuse,
écoute sans juger, enveloppe sans dire,
et dans son obscurité, soupir d'éternité,
promet toujour ... un autre jour.